jeudi 1 septembre 2011

Coup de gueule ...

LES ENTREPRISES FRANÇAISES DANS LES PARADIS FISCAUX


Nombre de filiales dans les paradis fiscaux
En % du nombre total de sociétés dans le groupe
BNP Paribas18923
LVMH14024
Schneider13122
Crédit agricole11519
PPR9717
Banque populaire909
France Télécom6324
Société générale5717
Lagardère5511
Danone4723
EADS4619
Peugeot3911
Carrefour326
Pernod3224
Capgemini3124
Unibail3120
Axa2822
Michelin2718
Air liquide228
Essilor2210
L'Oréal229
Bouygues1818
Sanofi Aventis1814
Renault1611
Dexia1533
Accor1111
Lafarge1112
Saint-Gobain1114
GDF Suez913
EDF812
Veolia87
Alstom615
Alcaltel Lucent514
Vallourec58
Suez environnement410
Vivendi411
Auchan35
Arcelor Mittal113
Banque postale16
Total                                  147016

Source : Alternatives Economiques, à partir des documents de référence 2007 ou 2008
BANQUES : UN APPÉTIT VARIÉ POUR LES PARADIS FISCAUX


Source : Alternatives Economiques, documents de référence des entreprises concernées 2007 ou 2008
Au-delà du secteur bancaire, notre enquête révèle que toutes les multinationales françaises sont implantées dans les paradis fiscaux. Les plus mauvais élèves étant (en valeur absolu comme en pourcentage) LVMH, Schneider, PPR, France Télécom, Danone, Pernod et Capgémini. Les entreprises françaises suivent la voie de leurs concurrentes : à partir des données de la Cnuced, on peut montrer qu'un tiers du stock d'investissements à l'étranger des multinationales se situe dans les paradis fiscaux.
Les principaux paradis fiscaux
Sept territoires offshore concentrent à eux seuls 90 % de la présence française : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, le Luxembourg, Singapour, l'Irlande et Hongkong. La City de Londres confirme sa première place en la matière. Certes, toutes les entreprises françaises, y compris les banques, qui sont présentes à Londres ne le sont pas uniquement pour bénéficier des activités parasites de la finance britannique. Mais le fait d'avoir 13 filiales pour EADS, 21 pour Peugeot (8 seulement pour Renault) ou encore 43 pour Schneider ne s'explique pas uniquement par la nécessité d'être présent sur le marché britannique. Créer une société écran à la City coûte aujourd'hui environ 250 euros. C'est aussi ce genre de services que viennent y chercher les multinationales de tous les pays pour y minimiser leurs impôts, gérer une partie des revenus de leurs dirigeants, etc.

Il est plus facile pour l'état de poursuivre de pauvres vendeurs à la "sauvette" que de s'attaquer au vrais problèmes de fond qui à eux seules génèrent des bénéfices colossaux exonérés d'impôts

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