Au XIXè siècle, la troisième République permet à la création artistique de s'épanouir pleinement. Libérés des contraintes de l'art Officiel, les artistes laissent s'exprimer leur créativité et des salons exposent leurs productions au public. Le Salon des Indépendants se tient chaque année à Paris au Crand Palais à partir de 1884, avec la vocation de réunir les Óuvres des artistes revendiquant une certaine indépendance dans leur art. Au Salon des Indépendants de 1910, une toile attire l'attention des experts: le Coucher de soleil sur l'Adriatique du peintre Joachim-Raphaël Boronali, chef de la nouvelle école « L'excessivisme », défraie la chronique. Il est encensé par la critique. La confusion et le ridicule sont à leur comble lorsque l'écrivain Roland Dorgelès révèle que l'auteur du tableau n'est autre que l'âne Lolo du père Frédé, patron du Lapin Agile, célèbre cabaret de la butte Montmartre. Devant un huissier, Dorgelès et deux de ses amis avaient attaché un pinceau à la queue de l'âne. Le père Frédé présentait à l'animal des carottes et du tabac pour que l'animal, en remuant la queue, réalisât ce tableau qui connut un immense succès ! « Boronali » n'est autre que l'anagramme d'Aliboron, le nom donné à l'âne par Jean de La Fontaine dans ses Fables. Le tableau fait aujourd'hui partie de la collection permanente exposée à l'espace culturel Paul Bédu à Milly-la-Foret (91).
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| COUCHER DE SOLEIL SUR L'ADRIATIQUE |
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| L'ANE LOLO |



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