samedi 29 janvier 2011

Coup de gueule ...

Quand il s'agit d'argent, Leila Trabelsi-Ben Albi se révèle être une femme prévoyante. Mi-décembre, dès les premières manifestations hostiles au régime, elle est passée à Genève retirer son magot pour le placer à Dubai. Auparavant, elle a tenté de " négocier " avec le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT) l'obtention de 1,5 tonne de lingots d'or (soit 45 millions d'euros). Devant le refus dudit gouverneur, Leila Ben Ali aurait fait appel à son mari afin que le banquier rétif cède. Pour la petite histoire, Ben Ali, pensant conserver son siège de président, aurait lui aussi refusé, dans un premier temps, de tancer le gouverneur, mais aurait finalenent cédé aux desiderata de son épouse.

(Source V.S.D )



Le secteur bancaire, les transports, la téléphonie, les médias, I'industrie ou encore I'immobilier: tout y passe. « Aucun investissement n'est possible en Tunisie sans que la bel le-famille de Ben Ali y ait sa part », résume le quotidien algérien El Watan. Un racket institutionnalisé en somme. Problème: la nature rustre et violente de certains les conduit à commettre divers dérapages. Témoin, le clan des frères de Leila Trabelsi, dont le chef se prénomme Belhassen. Un personnage tellement violent et radin que les restaurateurs de Tunis n'osaient pas lui présenter l'addition. Il faut dire que le facheux avait pour habitude de poser son pistolet sur la table, racontent les diplomates américains dans certains télégrammes révélés par WikiLeaks. Autres membres hauts en couleur du clan Trabelsi: les neveux de Leila, Moez et surtout Imed (poignardé à mort, dans un marché, par un de ses gardes du corps au lendemain de la fuite de Ben Ali) qui furent les instigateurs du vol du yacht du directeur de la banque Lazard, Bruno Roger, dans le port de Bonifacio en 2006. Bien que Bruno Roger soit un intime de Nicolas Sarkozy et de Jacques Chirac, les deux neveux parviendront à échapper à la justice française, malgré les preuves accumulées contre eux.
(Source V.S.D)


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